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:: Le jour où la vie a jailli de mon ventre (partie 1) ::

Initialement je voulais appeler cet article « Le jour où je me suis pris un mammouth sur la tête », mais je pense que j’aurais pu récupérer quelques tordus en recherche par mots clés sur Gougoule. J’ai donc choisi un titre plus soft, et tout aussi parlant, voir plus poétique.
Mon bébé, mon amour. Voici donc le récit de ta naissance. Cette naissance si intense, si violente qui m’aura marqué et transformé à jamais. Dès que nous avions su que tu t’étais niché au creux de mon ventre,ton papa, le plus courageux des vikings, et moi savions que nous souhaitions t’accueillir le plus respectueusement possible dans notre foyer. Nous avions trouvé la plus douce et drôle des bonnes fées sage-femmes AAD pour se pencher sur ton berceau ta naissance. Nous avions tout préparé. Ta date de naissance était prévu au 2 juillet, même si secrètement j’espérais que tu naîtrais le jour de mon anniversaire, tout comme nous avions su que tu étais dans mon ventre le jour de l’anniversaire de ton papa. Mais les jours passent, et mes tentatives pour te donner un coup de pouce naturel pour naître s’enchainent. J’ai tout essayé: piscine, longues ballades, acupuncture, magnétisme, sophro-kinésiologie, ménage, câlins avec ton papa. Les tentatives s’intensifient ton terme passé et en effet, samedi 5 juillet, un liquide clair commence à couler. De douces contractions se mettent en route et s’intensifient au fil de la soirée. Mon amie doula, V. qui était venue me rendre visite, sourit au fur et à mesure des contractions et m’incite plus fermement à appeler ma sage-femme. Celle ci vient d’assister à une journée de formation avec Dieu Michel Odent et est pleine d’ocytocine et de nouvelles connaissances. Elle demande si son associée qui n’a jamais assisté à un AAD peut venir aussi et j’accepte. 
Quand elle arrive, les contractions sont toutes les 3 minutes et je dois bien souffler pour les gérer. Le viking prépare le dîner, V. s’occupe du coucher du Troll et du Korrigan et leur explique ce qui se passe. On déplit le canapé, on construit mon nid où je souhaite te mettre au monde, j’allume tes bougies du blessing-way. Mon corps travaillera toute la nuit. On envoie ton père épuisé se coucher et ma sage-femme somnolera à côté de moi me massant les reins quand une contraction arrive. Vers 6 heures du matin, elle me fait couler un bain. Les garçons se réveillent et D., la deuxième bonne fée s’occupe de leur petit déjeuner et les installe devant un dessin animé. Les contractions s’intensifient, je suis vautrée sur mon ballon de grossesse et je vocalise à chaque contraction. Du liquide coule à nouveau, je crois que j’ai franchement rompu. On y croit, je suis dedans. Mon bébé va naître à la maison, je suis heureuse. Puis à 11 heures, plus rien, nada, walou, gar nichts. Plus une contraction. Tout s’arrête. Je suis dilatée à 5 cm et plus rien ne bouge. Mes sage-femmes ne comprennent pas et décident de virer tout le monde de la maison, elles incluse, afin de me laisser seule dans ma bulle pour relancer le travail et avec pour ordre de les appeler quand ca recommence. Sauf que ça ne recommencera jamais. Je passerais le dimanche à somnoler, à pleurer.
Ma grand-mère arrive pour nous épauler à la maison. Je dois me rendre à l’évidence, il va falloir retourner faire des contrôles à la maternité. Le lundi, je refait une séance de sophro-kinésiologie et d’acupuncture, mais mon corps ne réagit pas. La maternité m’a prévenue, je serais déclenchée mardi car je serais à 41 SA+5. C’est à ce moment que prend fin notre rêve de l’AAD. 

Demain, je vous raconterais comment nous sommes passés d’un projet AAD à une naissance médicalisée à l’extrême
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