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:: Ben, t’es vegan ou pas? (réflexions partagées) ::

Suite à l’article très intéressant publié sur le blog de mon amie Fanny sur le véganisme (c’est fou comment les opposés s’attirent, mais je t’aime fort ma doudou!), j’en suis venue à plus creuser mon approche du véganisme. Depuis, plusieurs personnes m’ont également demandé des précisions, notamment mon Viking qui confondait encore pas mal de trucs, notamment végétalisme et éviction de produits laitiers animaliers suite à une intolérance alimentaire. Je vous ai donc concocté un petit article tout en couleurs, yippieh! (je viens de me rendre compte que cet article entrait également dans les Echos-défis du mois de Natasha des Echos Verts. Comme quoi!)
Je pense que pour commencer, il faut déjà commencer par distinguer végétarisme, végétalisme et véganisme. Selon Wikipedia, le végétarisme est une pratique alimentaire qui exclut la consommation de chair animale pour des motivations diverses. […] La définition la plus large du végétarisme correspond à l’ovo-lacto-végétarisme. Il s’agit du végétarisme occidental classique qui consiste à consommer des végétaux, des champignons et des aliments d’origine animale comme le miel, les œufs, le lait ainsi que leurs produits dérivés.
D’autres pratiques alimentaires omnivores ont vu le jour, influencées par le végétarisme, comme le pescétarisme, souvent qualifié de « pesco-végétarisme » qui inclut la consommation de chair de poisson, de mollusques et de crustacés aquatiques ou encore le flexitarisme souvent qualifié de « semi-végétarisme » qui inclut une consommation de viande occasionnelle.
Le végétalisme est une pratique alimentaire qui exclut les produits et sous-produits d’origine animale (viandes, poissons, crustacés,mollusques, gélatine, œufs, lait, miel, etc.). Les personnes végétaliennes consomment des aliments provenant des règnes végétal (grains, légumes, fruits, fruits à coques, huiles végétales, épices, etc.), fongique (champignons comestibles, levures alimentaires, levain, etc.), bactérien (bactéries lactiques comme le bifidus dans le soja fermenté ou le leuconostoc dans la choucroute, ainsi que le sous-produit de plusieurs sortes de bactéries comme source de vitamine B12) et minéral (sels de sodium, de potassium, de calcium, etc.).
Le végétarisme, le végétalisme, le pescétarisme et le flexitarisme sont donc des pratiques alimentaires au contraire du veganisme « pur et dur ». Le véganisme est un mode de vie fondé sur le refus de l’exploitation animale. Au-delà de l’adoption d’un régime alimentaire végétalien, le véganisme exclut la consommation de tout produit issu des animaux, de leur exploitation ou testé sur eux (cuir, fourrure, laine, soie, cire d’abeille, cosmétiques etc.). Il exclut également l’utilisation des animaux pour les loisirs (cirques, zoos, promenades sur leur dos…) ou pour le travail (chiens guides, chevaux de trait…), estimant que l’évolution technologique permet de s’en passer. Par rapport au végétarisme et au végétalisme, qui désignent simplement des régimes alimentaires, le véganisme vise plus largement un mode de vie rattaché à des choix moraux et politiques, comme ceux du mouvement des droits des animaux. On nomme communément végane la personne qui opte pour le véganisme.
Puis grâce à mon métalleux de Viking j’ai découvert un sous-mouvement du véganisme: le straight edge. Le straight edge est une sous-culture et un sous-genre musical du punk hardcore dont les adhérents ne consomment ni alcool, ni tabac et autres drogues récréatives. C’était une réaction directe à la révolution sexuelle, l’hédonisme et l’excès associée au punk rock. Pour certains, cela s’étend à ne pas s’engager dans la promiscuité sexuelle, suivi d’un régime végétarien ou végétalien, et ne pas consommer de la caféine ou de médicaments. Le terme est adopté à partir de la chanson « Straight Edge » par le groupe de punk hardcore des années 1980 Minor Threat. Le straight edge émerge au milieu des années 1980 à mi-scène du hardcore. Depuis lors, une grande diversité de croyances et d’idées ont été intégrées dans le mouvement, y compris le véganisme abolitionniste (le végétarisme participant à l’exploitation animale), le bien-être animal, le communisme et les croyances de conscience de Krishna.
Alors dans la tribu Gwarc’h on se situe où dans tout ça? Première chose, nous ne sommes pas véganes « pur et dur » car nous avons des animaux domestiques qui consomment des produits carnés (normal, ce sont des carnivores que nous avons), bientôt des poules, nous avons des vêtements en laine et des chaussures en cuir, notamment les enfants et le bébé à naître aura par choix (le notre en l’occurrence) aussi une peau d’agneau. Nous n’allions pas nous débarrasser de nos objets d’origine animale qui sont encore de bonne facture par un changement de vie radical. Néanmoins, désormais je fais attention d’où proviennent les produits que j’achète: j’essaye d’acheter des produits en laine « éthiques » et de manufacture bio, notamment pour les culottes de protection de bébé à naître. Pour moi la laine ne sous-entend pas de mise à mort de l’animal, contrairement au cuir. J’ai malgré tout appris des choses très intéressante sur la série d’articles sur la laine d’Antigone XXI. Concernant les chaussures, j’ai découvert des alternatives synthétiques de bonne qualité chez Décathl*n pour le troll et le korrigan et moi. Et le Viking porte des chaussures de skater de marque végane straight edge (ah ces métalleux et skaters, ils me surprendront toujours!). Par contre, à part les peau d’agneaux, aucune autre fourrure n’est jamais entrée dans ma maison. 
Notre « particularité » se situerait donc plus à notre mode de vie alimentaire. Pour ma part, j’ai eu une évolution dans mon alimentation. J’ai grandie omnivore, puis jeune adulte, je me suis limitée à de la consommation de viande « chassée », c’est à dire, exit la viande d’élevage et dans l’assiette la viande qui avait été chassée ou pêchée et qui avait eu une chance de s’échapper (ou pas). Ce mode alimentaire m’a rapidement menée au pesco-végétarisme, car de la viande chassée, le gibier en sorte, ca ne court pas les rues, reste assez onéreux et a un goût très fort. Ça fait environ 6 ans que nous avions aussi éliminé les produits laitiers de vache de notre alimentation suite à nos problèmes d’allergie et d’intolérance alimentaire. Puis l’été dernier je suis passée au végétalisme, d’autant plus que j’avais découvert la Végan Box et ses chouettes produits qui permettent aux personnes lambdas comme végéta*iennes de découvrir de chouettes produits. Pas entièrement végétalienne, car là encore, par choix et réflexions multiples, j’ai décidé de continuer de consommer des oeufs et du miel, à condition que je sache d’où ils proviennent. Et je dois dire que de ce côté là, j’ai de la chance car une ferme voisine bio avec élevage en plein air nous fournit en œufs, le temps qu’on mette en place notre poulailler. Et nous avons la chance d’avoir un gentil apiculteur dans notre village qui nous a expliqué comment il extrayait le miel de manière respectueuse, sans détruire les alvéoles des ruches et en laissant une bonne partie du miel à ses ruches. Il était impossible pour nous d’éliminer le miel, car parallèlement nous essayons de consommer local, et pour le peu qu’on sucre, le miel nous est une alternative locale et suffisante. Bon, et le jour où j’aurais gagné au loto, je m’offrirai ce système de ruches bee-friendly révolutionnaire pour mettre au fond de notre verger et j’aurais du bon miel home-made produit par des abeilles heureuses. 
Puis est arrivée ma grossesse. Grosse crise  existentielles sur mon végétalisme car je n’avais envie que d’une chose: de viande fumée! Saucissons, jambon fumé, salamis, gendarmes, charcuteries, poissons fumés de toutes sortes. Aucun tofu fumé ou chorizo végan que je surkiffe pourtant n’ont réussi à calmer cette envie. Je me suis dit que mon corps en avait donc besoin pour que j’ai des envies aussi fortes et j’ai décidé de l’écouter le temps de la grossesse sans me priver là-dessus. On reprendra les bonnes habitudes après l’accouchement. Et surtout, j’ai décidé de ne pas me stigmatiser parce que je consommais de la viande ou de la truite fumée. Depuis je me porte mieux et je ne culpabilise plus, youpi!
Donc en résumé de cet article méga-long (honnêtement bravo, si vous avez tenu jusqu’à là), pour répondre à la première question « Mais t’es végane ou pas?« , la réponse la plus honnête est: je suis végétarienne sans lactose et sans gluten parce que je consomme encore œufs et miel. Et mes hommes sont fléxitariens sans lactose et sans gluten également (car c’est qui-qui qui cuisine à la maison? C’est la Gwarc’h! Donc tu manges ce qu’il y a dans ton assiette!). La cohabitation entre carnivore (mon Viking d’amour qui ne peut vivre sans son entre-côte saignante) et végétarienne se fait très bien, merci. Et parfois, mes hommes ne se rendent même pas compte que j’ai substitué la viande par des protéines de soja ou autre (les nuggets de cou-fleur, le meilleur coup monté que je leur ai préparé, ils en ont tous redemandé, ha ha!). Mais la conclusion principale de ce billet archi-long serait que chacun mange ce qu’il lui plait, à condition qu’il soit en harmonie avec ce choix, qu’il ne se mette pas la pression sur un mode d’alimentation « parfait » à ses yeux sans tomber pour autant dans l’orthorexie. Et que son entourage, qu’il soit familial, amical ou collégial lui foute la paix concernant ces choix. 
Et vous, quels sont vos choix alimentaires? Quel est votre cheminement? Venez discuter en commentaires!
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5 thoughts on “:: Ben, t’es vegan ou pas? (réflexions partagées) ::”

  1. Quel courage d'avoir décliné tous ces « régimes » alimentaires forts complexes !!!! J'aime beaucoup en tout cas 🙂
    Perso, comme on en parlait l'autre jour, je mange de tout mais je prône une alimentation la plus éthique possible, que ce soit pour les légumes comme pour la viande et autres. Après, ce n'est pas non plus une obsession, je le fais par réflexe et conviction quand c'est possible mais il ne faut pas non plus que ça tourne à la galère : si je ne trouve pas LE produit voulu bio éthique et tout là où je suis partie faire les courses, et bien tant pis, je le prends pas bio étique et tout si ça implique un détour par x magasins éloignés ….

  2. Quel courage d'avoir décliné tous ces « régimes » alimentaires forts complexes !!!! J'aime beaucoup en tout cas 🙂
    Perso, comme on en parlait l'autre jour, je mange de tout mais je prône une alimentation la plus éthique possible, que ce soit pour les légumes comme pour la viande et autres. Après, ce n'est pas non plus une obsession, je le fais par réflexe et conviction quand c'est possible mais il ne faut pas non plus que ça tourne à la galère : si je ne trouve pas LE produit voulu bio éthique et tout là où je suis partie faire les courses, et bien tant pis, je le prends pas bio étique et tout si ça implique un détour par x magasins éloignés ….

  3. Très chouette comme prise de position. Je galère aussi à trouver la position alimentaire qui me conviendra vraiment, et j’alterne entre des envies de végétarisme mais sans toucher aux oeufs, pas de gluten, pas de lait de vache, mais en même temps si je suis invitée, voilà, je mange et je dis rien. Je trouve ta conclusion très juste. Merci ! 🙂

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