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:: Tu seras grosse ma fille ::

Je ne sais pas où cet article va me mener. Il est en quelque sorte une introspection pour comprendre le pourquoi du comment. Oui comment j’en suis arrivée à cette surcharge pondérale. Il y a quelque temps, j’ai eu un réel déclic. J’ai réalisé que je ne voulais pas être vieille et obèse. Ne serait-ce que pour ma santé et ma forme. Je compte bien être une petite vieille qui profite de sa retraite pour faire des grandes randonnées avec le viking en montagne, continuer à pratiquer l’Aïkido (O Sensei Morihei Ueshiba, le fondateur de l’Aïkido, a pratiqué jusqu’à sa mort, soit 86 ans), jouer et courir avec mes petits enfants, et surtout en profiter sans être dépendante de quelque appareil médical qu’il soit. 
Je n’aspire pas à être une fille de magasine avec un 36 fillette et des côtes apparentes, mais être en pleine santé et pouvoir m’habiller dans n’importe quel magasin. Et même si le viking m’aime inconditionnellement comme je suis, j’ai besoin d’un réel changement pondéral pour me sentir mieux. Et même si ce poids désiré est encore loin du poids que je devrais peser selon mon indice de masse corporelle.
J’avoue, dans un passé pas si lointain avoir essayé tel et tel régime sans succès. Mais sans réelle prise de conscience, aucun n’a pu aboutir à une réelle perte de poids sans effet yoyo derrière. 
Me voilà à 31 ans avec une autre approche, un niveau de conscience plus élevé, qui a commencé je pense avec le diagnostique de la maladie de Crohn et de mon changement d’alimentation vers le végétalisme. Je me sent réellement mieux depuis que je suis ce « diète » (du grec δίαιτα (díaita) qui signifie mode de vie), mais qui n’avait pas eu de réelle impact sur mon poids.
J’ai réalisé qu’il fallait donc que j’aille aux origines de cette prise de poids. Quand votre maison est encombrée, vous commencez d’abord par analyser ce qui l’encombre, avant de prendre une décision qui est de soit jeter, donner ou ranger. Je pense qu’il en est de même pour les kilos superflus. Avant de pouvoir m’en débarrasser durablement, il faut que j’en comprenne leur origine.
Revenons donc une vingtaine d’années en arrière, au moment ou mon corps et mon esprit ont traversé cette période ingrate qu’est l’adolescence. J’étais alors une jeune fille pas très sûre d’elle, sûrement jolie mais qu’il ne le savait pas, mais assez démodée vestimentairement parlant. J’étais assez sportive. Je pratiquais déjà l’Aïkido a raison de 10 heures par semaine et de la voltige équestre. D’ailleurs j’étais la plus sportive de la famille. Puis je me suis mise à grandir. Mes parents sont tous les deux forts portants pour ne pas dire obèses. J’en ai toujours voulu à ma mère qui n’a jamais voulu m’inscrire à la danse classique parce que j’étais grande et que génétiquement j’allais suivre les pas de ma famille. Je pense que c’est la deuxième claque inconsciente que j’ai reçue,la première étant mes parents me qualifiant sans cesse de « fausse maigre ». Qu’est-ce que ca veut dire cette phrase? Et que dois comprendre une fillette de 5 ans? La troisième, je m’en souviens si vivement, si violemment, je pense a été un réel facteur de prise de poids. Nous étions entrain de visiter le château de Tintagel en Cornouialles avec mon père, quand celui-ci me dit: « Il faut que tu fasses attention à ton poids. Vue que toute ta famille maternelle est obèse, tu le sera aussi (sic) ». Bien sûr, il ne m’a pas parlé de son embonpoint à lui. Mais cette phrase assassine a résonné très fort dans la jeune fille svelte de 13 ans que j’étais. En gros j’ai entendu « quoi que tu fasses, de toute façon tu es génétiquement foutue. Tu vas finir obèse! ». Et j’ai commencé à prendre du lard. De plus en plus. Cela ne m’a pas empêchée de me marier. Dans le pays d’origine de mon ex-mari, on aime bien les filles plantureuses. Mais une fois arrivée en France, il a vue que les standards étaient différent. Du coup il a été voir ailleurs et moi je me suis forgée une carapace à base de nourriture consolatrice, anti-frustratoire et protectrice. « Tu ne veux pas me prendre dans tes bras et m’embrasser? pas grave, m’en fou, je vais m’enfiler une tablette de chocolat! » Je pense que les 26 kilos que j’ai pris lors de ma première grossesse n’ont pas aidé. La grossesse avait bon dos, fallait que je mange pour deux. Sauf que c’est à ce moment là que je suis passée au dessus du quintal et que ça fait 7 ans et demi que je ne suis pas passée en dessous. 
Mais ça c’est une autre histoire… Le chemin est amorcé, j’ai fait le premier pas! Et j’espère qu’il va enfin m’emmener vers un but que j’aspire vraiment. Je sais que le chemin va être long et non sans embuches. Mais cette fois çi, j’y crois. Vous me suivez?
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