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:: Complainte d’une bien-aimée ::

…mais qui ne s’en rends pas compte et qui n’arrive donc pas à l’apprécier!

Pourquoi est-ce que l’Homme avec un grand H as-t-il tant besoin de se sentir aimé? Pourquoi cette éternelle quête de vouloir plaire forcément à quelqu’un? Pourquoi cette perversion de l’esprit de certain pour être agréable aux autres mais plus fidèle à soi-même?

Est-ce parce que historiquement parlant dès la Préhistoire l’humain qui se retrouvait sans congénères avait peu de chances de survivre? Physiquement c’était pourtant bien possible, s’il se débrouillait bien à la chasse de petites bestioles et à la récolte de baies et autres végétaux. Est-ce parce que sans compagnie « spirituelle », ou dois-je dire « présence », l’homme, (depuis que sa cervelle a basculé en arrière, qu’il s’est redressé, ce qui a fait de lui un homo sapiens sapiens moderne, être avec des émotions, des sensations et des réactions élaborés,) devient fou? Un exemple pour cela se trouve déjà dans notre littérature enfantine dans le roman de Daniel Defoe Robinson Crusoé. Le protagoniste survit très bien tout seul sur son île parce qu’il arrive à subvenir à ses besoins physique. Mais avant sa rencontre avec Vendredi, ce cher Robinson développe un caractère schizophrénique, dédouble sa personnalité, se parle à lui-même et à ses biquettes, tout ça en conséquence de sa solitude, je pense surmontée parce qu’il était conscient qu’il était le seul humain sur son île.

Mais dans notre société, vivre seul entouré de gens et se sentir, ou du moins penser que l’on est mal-aimé, cela revient quand-même assez fréquemment. La quête de vouloir inconsciemment plaire au maximum de personnes, et ne peut-être pas se rendre compte de ceux qui nous aiment. La notion d’évidence devient récurant dans notre société: la famille nous aime parce qu’elle le doit, donc difficultés de valoriser cet amour car évident et présent. Cet amour ne provient pas d’une personne tierce sans obligation aucune envers le MOI en quête. Donc négligence d’ouvrir les yeux sur l’amour des nôtres présents.

Les amis, quel importance leur donner vraiment et combien d’amour leur donner? Est-ce que cette personne m’est vraiment chère, ou est-ce une personne que je fréquente pour le plaisir de passer du temps avec elle, mais ne pas sentir de manque quand elle est absente, c’est à dire, une amitié opportuniste. Ou est-ce une personne chère qui vaut un peu d’amour finalement? Et ne sont-ce peut-être pas les amis de l’ombre, ceux qu’on apprécie, qui sont toujours là, mais qui n’exaltent pas l’idéal de « beauté » et du concept de l’amitié recherché qui sont les vrais amis? Et souvent quand on se rends compte que c’était ça l’amitié, il est déjà trop tard car on aura pas su entretenir cette amitié et celle-ci se sera fanée parce qu’on aura pas su l’entretenir à raison d’avoir couru après une autre qui n’en valait pas la peine mais qu’on s’est efforcée de maintenir? Pourquoi le relationnel, l’amitié et l’amour sont-ils si compliqués?

Au final, on devrait peut-être faire plus attention à notre entourage proche qui nous paraît si évident et quotidien. Si ca se trouve, dans le geste d’un voisin peut se trouver de l’amitié sincère.

Donc au final l’homme serait un animal de compagnie! Et moi la première! Mon tort est d’être un bon chien qui aime tout le monde au risque de se prendre des coups de pieds, apprécier les caresses des gens, mais toujours continuant à errer pour trouver le meilleur maître alors qu’il y en avait déjà tant de bons…

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